Serge Mouangue expose « Japon Afrique Intimes » à la maison du Japon

L’artiste et designer camerounais fait le lien entre Japon et Afrique dans l’expo « Japon Afrique Intimes »

 

Par Lise-Marie Ranner-Luxin / Vincent Shango (Images/Vidéos)

Alors que 2020 est l’année de l’Afrique en France, la Maison de la culture du Japon à Paris témoigne, avec cette exposition « Japon Afrique Intimes » de son attention particulière au dialogue créatif avec l’Afrique.

 

Le Japon et l’Afrique une histoire intime

Serge Mouangue est né au Cameroun, mais a grandi en France. Après avoir travaillé plusieurs années au Japon, il revient à Paris et c’est dans la Capitale qu’il nous invite pour ce dialogue entre les deux continents. L’Exposition « Japon Afrique Intimes » à la Maison du Japon est une découverte à la fois inattendue et enchanteresse. Elle nous révèle combien le dialogue artistique à vocation à dépasser les frontières. Il existe des liens esthétiques entre l’Afrique de l’Ouest et l’Archipel du Japon insoupçonnés. Sculptures et installation souvent inédites de l’artiste Serge Mouangue montrent les similitudes esthétiques entre ces deux régions pourtant si éloignées l’une de l’autre. Masques, laques, photographies, animisme et plumes, techniques, matières et visions se superposent en parfaite symbiose. Entre l’Afrique de l’ouest et le Japon, Serge Mouangue va à la recherche d’une « troisième esthétique qu’il nous explique au cours de cet entretien, en toute intimité.

Wafrica

L’artiste et le designer Serge Mouangue est aussi le fondateur et directeur artistique de Wafrica. Une plateforme créative qui a pour objectif de combiner les esthétiques ouest-africaine et japonaise comme le suggère son nom composé d’Afrique et de « wa » (« harmonie » ou « Japon » en japonais). En fusionnant des imaginaires perçus comme opposés, les réalisations de Wafrica interrogent les notions d’origine et d’identité.
L’exposition présente plusieurs œuvres conçues dans le cadre de Wafrica. Les Blood Brothers mêlent la sculpture sur bois du Cameroun à la laque urushi : une famille d’artisans-laquiers de Tokyo, qui travaille habituellement pour l’Empereur, s’est vue confier l’application de la laque sur les personnages de bois pygmée. Des photographies montrent de magnifiques kimonos confectionnés en wax, les emblématiques tissus imprimés africains. C’est d’ailleurs vêtu d’un kimono Wafrica que l’actrice Victoria Abril qui était présente au vernissage, s’était rendue au Festival de Cannes en 2017. Serge Mouangue s’est également inspiré du masque du théâtre nô ou de la plume évoquant le vaudou pour d’autres créations hybrides, représentatives de cette fameuse 3ème esthétique, ni africaine ni japonaise. À l’heure de la mondialisation, Wafrica délivre un message évident entre le Japon et l’Afrique en transcendant leurs symboles et icônes culturels respectifs.
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