#Vu des Etats-Unis. Afrique : le meilleur de la musique, du cinéma et des nouvelles technologies »

La Rédaction

L’Afrique dans les yeux des Américains. Le fameux magazine Essence, qui fête ses 50 ans, dresse sa première liste de meilleurs africains dans les domaines de la musique, du cinéma, des High Tech et du sociétal : « les plus brillants du continent qui impactent la culture mondiale ».

Un contexte nouveau

L’Afrique a connu une croissance inégalée dans de nombreux domaines au cours des dernières années. Comme on pouvait s’y attendre, au centre de ce boom se trouve une génération visionnaire, déterminée à se propulser en avant à sa manière, authentiquement africaine.

Au sein des 54 pays du continent, certains gèrent des guerres qui durent depuis des décennies, des gouvernements autocratiques ou des conflits interminables. Mais à travers tout cela, il y a de la créativité, de l’innovation et de la lumière. C’est la voie africaine.

Cette lumière émane de la musique qui palpite dans les autoradios du Nigeria et des films oscarisés du Ghana. Elle existe dans les manifestations pour la démocratie qui ont secoué le Soudan et l’Algérie l’année dernière et dans les acclamations qui ont rempli les bars sportifs en Afrique du Sud et au Kenya lors des grandes victoires sportives.

Alors que nous entrons dans une nouvelle décennie de promesses et de croissance, ESSENCE reconnaît la magie de cette génération avec sa toute première liste africaine. 

 

Musique

 

Burna Boy /Nigeria

Début 2019, Burna Boy, nominé aux Grammy Awards, a audacieusement annoncé qu’il était un « géant africain ». Son quatrième album studio et la tournée mondiale qui l’accompagnait, tous deux judicieusement nommés « African Giant », ont prouvé qu’il revendiquait ce titre avant même que Beyoncé ne l’honore sur l’album Gift du Roi Lion, avec un titre.


Lire aussi : Burnay Boy, le phénomène Naïja

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Aya Nakamura/Mali

La fascinante chanteuse franco-malienne Aya Nakamura a dominé les hit-parades français depuis la sortie de son premier album, Nakamura, en 2018. Avec son hymne « Djadja », visionné sur YouTube à plus de 450 millions d’exemplaires, elle fait figure de pionnière en tant que première femme noire à occuper une telle position en France.

Sho Madjozi/Afrique du Sud

Le titre accrocheur « John Cena » de la Sud-Africaine Sho Madjozi a montré au monde que cette star aux multiples talents et multilingues est l’avenir de la musique africaine.

Cinéma

Samuel Bazawule/Ghana

La magie d’un film sera toujours sa capacité à nous transporter vers des lieux et des idées hors de notre imagination. C’est ce qu’a fait le Ghanéen Samuel « Blitz » Bazawule pour son premier long métrage, Burial of Kojo, le premier film du pays à prétendre au Golden Globe.

Mati Diop/Sénégal

La cinéaste franco-sénégalaise Mati Diop a également réalisé plusieurs premières avec son film Atlantics, Grand Prix du Festival de Cannes 2019 et a fait de Diop la première femme noire à concourir pour la très convoitée Palme d’Or. Mais son regard, et celui du Sénégal, est tourné vers un prix plus important : Atlantics figurait parmi les 92 autres films en lice pour le prix du meilleur long métrage international aux Oscars de cette année.

Wanuri Kahiu/Kenya

Rafiki, le film de la jeune lesbienne kenyane Wanuri Kahiu, est devenu un point de mire pour la liberté d’expression et les droits des homosexuels lorsqu’il a été interdit par le comité de censure du pays.

Mention honorable : Genevieve Nnaji est entrée dans l’histoire en 2019 : Lion Heart, son film est le premier film nigérian produit par Netflix.

 

Société : les acteurs du changement

 

Jean-Jacques Muyembe-Tamfum/ République démocratique du Congo

Dès le début de l’épidémie d’Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum était aux premières loges. Avec une équipe de chercheurs de l’OMS, ils ont découvert le virus dans sa République démocratique du Congo natale. Bien que ses contributions en rapport avec ce virus mortel aient été largement ignorées, il a depuis reçu un brevet pour avoir été le pionnier du premier traitement de l’Ebola.

Letsweletse Motshidiemang/Botswana

En 2016, Letsweletse Motshidiemang, étudiant à l’université, a décidé de contester l’interdiction des relations homosexuelles au Botswana, qui datait de l’époque coloniale. En juin dernier 2019, la Haute Cour du pays a jugé la loi anticonstitutionnelle, une mesure progressiste dans un continent où la majorité des pays continuent de criminaliser les actes homosexuels.

Hodan Nalayeh/Somalie

Le travail du journaliste somalo-canadien Hodan Nalayeh dans son émission sur YouTube, Integration TV, visait à dépeindre la Somalie au-delà d’un récit limité à des décennies de guerre, de violence et de famine. Sa mort lors d’un attentat terroriste en Somalie en juillet, quelques semaines après avoir ramené sa famille dans le pays, a été profondément endeuillée par une importante diaspora dans son pays et à l’étranger.

Mentions spéciales à :

Mentions honorables à la Nigériane Busola Dakolo et la Gambienne Fatou Jallow, dont les accusations de viol contre un pasteur populaire et l’ancien président gambien, respectivement, ont contribué à attirer l’attention du public sur le mouvement africain #MeToo.

 

Nouvelles technoligies : les pionniers

 

Flutterwave/Nigeria/San Francisco

Flutterwave s’est imposé comme une grande entité fintech spécialisée dans le paiement électronique. Cofondée par Iyinoluwa Aboyeji et Olugbenga Agboola, son association gagnante avec le géant chinois du commerce électronique Alibaba en 2019, lui a ouvert les portes de la Chine.

WoeLab/Togo

L’architecte Sénamé Koffi Agbodjinou a créé cet espace qui attire les innovateurs et les start-ups qui travaillent dans le domaine de la robotique et des déchets électroniques en 2012 afin que « tout le monde soit égal face à la technologie ». L’un des produits qui sortira du centre technologique est une imprimante 3D fabriquée à partir de déchets électroniques.

PiggyVest/Nigeria

Lorsque les Nigérians Somto Ifezue, Odunayo Eweniyi et Joshua Chibueze ont co-fondé ce qui sera plus tard connu sous le nom de PiggyVest en 2016, ils voulaient une application qui pourrait servir de plateforme d’épargne pour aider les Nigérians à atteindre leurs objectifs financiers de manière efficace. Aujourd’hui, l’application permet aux utilisateurs de déposer automatiquement de l’argent dans des plans d’épargnequi offrent des possibilités d’investissement. À la mi-2018, PiggyVest avait recueilli 1,1 million de dollars en fonds d’amorçage.

Article original : Essence

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