#Lisbonne. L’acteur Bruno Candé froidement abattu par un sénior de 80 ans #justiceforbrunocande

La Rédaction

 

Bruno « a été sauvagement assassiné », affirme la famille dans un communiqué, et précise en outre que « son tueur l’avait déjà menacé de mort trois jours plus tôt, prononçant plusieurs insultes racistes à l’encontre de Bruno lui-même et de sa famille ». Bruno Candé Marques, 39 ans, a été abattu le 25 juillet dernier dans les rues de Lisbonne. Une mort qui relance le débat sur l’histoire coloniale du premier pays exportateur d’esclaves d’Europe.

 

 

« Un meurtre prémédité »

Selon sa famille, Bruno Candé, né au Portugal, père de trois enfants, était invalide, suite à un accident de vélo intervenu il y a deux ans pendant lequel le cycliste avait pris la fuite. Il en était sorti avec des séquelles, rapporte Karfa Diallo sur Médiapart.

Ce samedi 25 juillet, Bruno était « assis sur un banc, dans la rue la plus fréquentée du quartier Moscavide où il avait l’habitude de s’asseoir quasi quotidiennement, à écouter sa radio », rapporte l’hebdomadaire Sol, repris par Le Courrier international. A ses côtés, son labrador noir qui serait à « l’origine de l’incident », selon des témoins, « la chienne de Bruno Candé aurait gêné le passage du retraité“Retourne dans ton pays, sale nègre”, aurait alors dit le second au premier.

C’est à cet endroit que Bruno a été abattu de plusieurs balles par un homme de 80 ans. Bien que l’agence de police judiciaire portugaise, la PJ, n’ait pas confirmé ce qui a motivé l’attaque, il ne fait pas de doute pour la famille que ce meurtre est lié à la race. « Face à cette situation, le caractère prémédité et raciste de ce crime odieux est évident », disent-ils, ils exigent que « justice soit faite rapidement et rigoureusement ».

Dans un communiqué SOS RACISME de Lisbonne a déclaré  : « le caractère prémédité du meurtre ne laisse pas de marge de doute qu’il s’agit d’un crime avec des motivations de haine raciale». Dans le communiqué, SOS Racisme demande que le ′′ meurtre de Bruno Candé Marques ne soit plus un sans conséquences «exigeant que justice soit faite. »

 

Des manifestations à Lisbonne

L’affaire met en lumière le racisme au Portugal. Quant aux violences policières, Le Conseil de l’Europe, principal forum européen des droits de l’homme, a déclaré dans un rapport de 2018 qu’il y avait de nombreuses accusations sérieuses de violence raciste de la part de la police portugaise. Des centaines de manifestants antiracistes ont investi vendredi l’une des principales places de Lisbonne pour demander justice pour Bruno Candé.

 

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