Hommage à Wangari Maathai, prix #Nobel de la Paix 2004, décédée le 25 septembre 2011

Le professeur #WangariMaathai, un modèle pour les femmes kenyanes.

Par Jakline Mwangi, correspondante à Nairobi

 

Le 8 octobre 2004, « La femme qui plantait des arbres », la professeure Wanga Maathai, devenait la première femme africaine à recevoir le prix #Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». Biologiste et fervente écologiste, elle s’était engagée contre la déforestation du Kénya. Décédée le 25 septembre 2011 à Nairobi, elle était un véritable modèle pour les femmes kényanes. Partie de rien, elle a atteint les sommets pour devenir une voix de premier plan.

 

Un modèle d’émancipation

Le professeur Wangari Maathai, aujourd’hui décédée, était une femme enthousiaste et féministe bien connue, leader dans le domaine de l’environnement et surtout un modèle. Une femme audacieuse qui a défendu les femmes en témoignant que les femmes peuvent aspirer à tout ce qu’elles veulent dans la vie. Elle a fait remarquer que les femmes peuvent élever la voix et être entendues. Contrairement au passé où les femmes avaient le droit d’être des femmes au foyer, et où leurs voies étaient remises en question. Elle a fait preuve d’une forte volonté pour la reconnaissance de la femme dans les domaines aussi divers que l’agriculture, la politique et le leadership.

Née le 1er avril 1940 dans un village de la province centrale du Kénya, Wangari Maathai était biologiste, professeure d’anatomie en médecine vétérinaire et une militante politique. Grâce à son leadership dans le secteur de l’environnement, elle a touché des milliers de femmes, jeunes et adultes au Kenya. Partie de zéro, elle a travaillé jusqu’au sommet pour devenir une voix de premier plan dans les domaines académique et politique. Elle a dû relever de nombreux défis sans reculer pour arriver au sommet en tant que femme,  une véritable motivation pour toutes les femmes. Parmi les défis qu’elle a dû relever dans sa quête d’autonomisation des femmes, il y a eu la séparation d’avec son mari qui avait affirmé « qu’elle était obstinée, trop cultivée et incontrôlable pour une épouse. » Son plaidoyer constant en faveur de l’équité pour les femmes dans l’environnement, du leadership et de l’effet de la politique verte dans nos vies a fait d’elle un grand modèle pour les femmes.

 

 

Une volonté d’imposer l’autonomisation des femmes

Elle croyait au pouvoir et à la capacité des femmes à prendre leurs destins en main par une autonomisation complète par ses diverses activités dont la plantation d’arbres, qui rapprochaient les femmes. Elle pensait que les femmes pouvaient jouer un rôle essentiel dans la gestion et le leadership environnementaux. Elle a promu l’image d’une femme africaine en tant que leader, l’a rendue plus significative et a découragé leur intimidation.

Grâce aux nombreux projets qu’elle en a lancé, certains ont contribué à l’éducation des femmes dans les zones rurales. Elles ont ainsi pu apprendre et mettre en œuvre des techniques allant de la plantation d’arbres à la création de ceintures vertes dans leurs villages. Grâce à ces pratiques, les femmes sont devenues de plus en plus indépendantes et ont acquis plus de pouvoir.

 

Un modèle pour les kényanes

Wangari Maathai a été la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix, ce qui a été un événement marquant et a ému des millions de femmes. Depuis cette distinction, de nombreuses femmes au Kenya ont suivi ses traces et se sont assurées d’être aussi enthousiastes que les hommes sur les questions environnementales. Le nombre de femmes dirigeantes est en augmentation au Kenya et les femmes activistes sont plus nombreuses. Wangari Maathai est un tel modèle pour les femmes dans le domaine de l’agriculture, car elles continuent à suivre sa devise, qui est d’assumer le rôle de leader dans la conservation de l’environnement.

Son prix Nobel de la paix, qu’elle a gagné de haute lutte, a entraîné un énorme changement dans la perspective des femmes en matière de leadership et, depuis lors, de plus en plus de voix féminines se sont élevées pour continuer son œuvre.

Written by Jackline Mwangi

Diplômée de sciences du sport obtenu à l'université de Kenyatta, elle utilise sa passion pour l'écriture pour sensibiliser les gens à leurs droits, mettre en lumière les cas de brutalité policière et d'implication dans le crime pour freiner les agents de police malhonnêtes.