[Médias] #PharrellWilliams écrit sur le racisme pour #Time, et sort un titre avec #JayZ.

Le producteur et artiste, rédacteur-en-chef d’un numéro spécial

La Rédaction

Le célèbre média américain Time Magazine, a confié la rédaction d’un numéro spécial, « The New American Revolution » à l’artiste-producteur Pharrell William pour exposer sa vision du racisme américain. Pour ce projet « visions d’un avenir noir qui remplissent la promesse d’une nation », Pharell a fait appel aux expériences de référents noirs parmi lesquels Angela Davis et Kenya Barris (Black-Ish, #BlackAF). Et sort pour l’occasion « Entrepreneur », un titre avec Jay-Z

Nneka Jones

Réalisée par l’étoile montante de l’art contemporain de 23 ans Nneka Jones – artiste et activiste de Trinité-et-Tobago – , la couverture du magazine présente le drapeau américain brodé sur une toile, qui représente à la fois une nation qui s’efforce de réaliser ses idéaux et des dirigeants noirs « qui envisagent un avenir très optimiste », déclare-telle. Pharrell lui, a, pour ce projet « Visions d’un avenir noir qui remplissent la promesse d’une nation », Pharrell a réalisé  une série d’interviews de dirigeants noirs dont le scénariste-producteur et acteur Kenya Barris (Black-is, #BlackAF), Angela Davis, Imara Jones, Naomi Osaka, Yara Shahidi, Tyler et bien d’autres.

« J’ai demandé à certaines des personnes les plus qualifiées que je connaisse dans tous les domaines – d’Angela Davis à Tyler, le Créateur, en passant par la représentante Barbara Lee – de parler de nous, et entre elles, de la voie à suivre », écrit-il dans son propre essai publié dans le cadre du projet. « J’ai voulu transmettre une vision d’un avenir rempli d’artistes, de créateurs et d’entrepreneurs capables de réaliser la promesse des principes de ce pays ».

« La richesse de l’Amérique a été construite sur le travail forcé des Noirs : c’est notre passé. Pour être à la hauteur des idéaux de l’Amérique, nous devons avoir confiance dans une vision noire de l’avenir. » 

Le natif de Virginia Beach a également noté son lien personnel avec le fait d’être né dans « l’endroit accidenté qui a donné naissance à cette nation ».

« Le fait d’avoir été élevé dans le ventre de l’Amérique et l’origine de l’oppression de ce pays m’ont laissé une impression indélébile », écrit Williams. « Je suis à la fois la promesse de l’Amérique et le produit de son passé honteux.

L’Amérique a été fondée sur le rêve d’une terre où tous les hommes ont été créés égaux, qui contenait la promesse de la liberté et de la justice pour tous. Mais tout cela n’a jamais signifié les Noirs. Comme la plupart des Noirs américains, je comprends que tout n’existe que dans les lunettes de réalité augmentée mises à la disposition des actionnaires, des courtiers en puissance et de ceux qui ont la chance de participer à l’introduction en bourse », précise-t-il.

Black Lives Matter

Pharrell aborde également les protestations en cours sur l’égalité raciale et explique qu’il reste encore du travail à faire. « Les récurrentes protestations pour l’équité et la responsabilité qui ont cours à travers le pays m’ont fait ressentir quelque chose de nouveau que je ne peux décrire qu’avec un seul mot : américain », écrit-il. « L’Amérique a été fondée sur le rêve d’une terre où tous les hommes ont été créés égaux, qui contenait la promesse de la liberté et de la justice pour tous. Mais tout n’a jamais signifié les Noirs… La richesse de l’Amérique a été construite sur le travail forcé des Noirs : c’est notre passé. Pour être à la hauteur des idéaux de l’Amérique, nous devons avoir confiance dans une vision noire de l’avenir. » 

Un titre avec Jay-Z

Parallèlement à ses rencontres avec les leaders noirs, Williams présente »Entrepreneur », un titre avec Jay-Z dont il espère qu’elle sensibilisera les gens aux défis auxquels sont confrontées les entreprises appartenant à des minorités et inspirera une plus grande collaboration entre les entrepreneurs de couleur, ce qui permettra « d’offrir plus d’argent et plus de possibilités à tout le monde ».

Lisez l’essai complet, écrit avec Michael Harriot, ici.

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