Le rappeur rwandais Jay Polly est mort en prison, à 33 ans

Jay-Polly

La Rédaction.

Le populaire rappeur rwandais Jay Polly – Joshua Tuyishime à l’état civil -, arrêté chez lui en avril dernier lors d’une fête, en violation de la réglementation Covid 19, est « brutalement décédé » le jeudi 2 septembre, selon les autorités pénitentiaires. Le Bureau d’enquête et le Laboratoire médico-légal du Rwanda ont décidé néanmoins de mener des investigations supplémentaires pour établir la cause réelle de sa mort. Jay Polly avait 33 ans. Un triste événement qui fait suite à la mort en garde à vue au début de l’année dernière d’un autre artiste, Kizito Mihigo.

Les causes de la mort

Le décès du populaire rappeur rwandais Jay Polly, Joshua Tuyishime à l’état civil, est survenu à 4h30 du matin, selon une déclaration officielle du Service correctionnel du Rwanda. Selon les autorités rwandaises, Jay Polly est mort après avoir consommé une concoction que lui et deux autres détenus avaient préparée.

« Les rapports préliminaires que nous avons obtenus disent que Jay Polly et deux de ses détenus ont partagé une concoction d’alcool. Il s’agit d’un mélange d’alcool que les détenus utilisent pour se raser, d’eau et de sucre qu’ils mélangent eux-mêmes », déclare le communiqué du Service correctionnel du Rwanda.

Toujours selon le Service correctionnel du pays, le rappeur avait eu des problèmes de santé et avait été hospitalisé mercredi soir. Il est mort quelques heures plus tard.

Le Bureau d’enquête du Rwanda et le Laboratoire médico-légal du Rwanda ont décidé de mener des investigations supplémentaires pour établir la cause réelle de sa mort.

Polémique sur les réseaux sociaux

Plusieurs voix s’élèvent sur la toile pour dénoncer de mauvais traitements dans les prisons rwandaises. Une polémique entre pro-FPR de Paul Kagamé et anti-FPR s’est déclenchée sur les réseaux sociaux.

 

Une législation Covid très stricte

Pour rappel, accusé de rassemblement illégal et de possession illégale de marijuana, Jay Polly avait été arrêté en avril dernier avec 11 autres personnes dans une maison de la banlieue de Kigali.

La police a déclaré que Tuyishime et d’autres accusés buvaient et étaient en possession de marijuana et de faux certificats Covid négatifs. Il avait nié les accusations, mais les demandes de libération sous caution ont été rejetées.

Les fêtes sont strictement interdites au Rwanda en raison de la pandémie de coronavirus et des milliers de personnes ont été arrêtées pour avoir enfreint les restrictions visant à freiner la propagation de la maladie.

« Certains ont été contraints de passer la nuit dans des stades à ciel ouvert et d’écouter les directives de Covid-19 sur les haut-parleurs, tandis que d’autres ont été détenus pendant des semaines dans des centres de détention », rapporte The Guardian.

Written by La Rédaction


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