David Adjaye, premier designer noir médaillé d’or de l’Institut Royal des Architectes britanniques

Le britannique d’origine ghanéenne a reçu la semaine dernière la fameuse médaille du British Institute

La Rédaction

 

La semaine dernière, Sir David Adjaye, d’origine ghanéenne est rentré dans l’histoire de l’architecture britannique, en devenant le premier noir à recevoir la Médaille d’or de l’Institut royal britannique d’architecture. Déjà lauréat de la médaille d’argent en 1993, les réalisations de #DavidAdjaye se contemplent dans le monde entier, notamment à Washington DC, où siège sa conception du Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines.

 

 

« Briser un plafond de verre »

L’architecte britannique d’origine ghanéenne Sir David Adjaye est devenu, la semaine dernière, le premier Noir à recevoir la plus haute distinction accordée à un architecte au Royaume-Uni, la médaille d’or du Royal Institute of British Architects (RIBA/ Institut royal des architectes britanniques). 

Son travail comprend le Musée de l’histoire afro-américaine aux États-Unis, un espace commercial haut de gamme au Nigeria et un mémorial en Afrique du Sud. Il participe actuellement à plusieurs projets au Ghana, d’où sont originaires ses parents, notamment la conception d’une cathédrale nationale.

A l’issue de ce prix, Sir David a déclaré à l’émission de radio Focus on Africa de la BBC. qu’il espérait que son prix « briserait un plafond de verre ».

 

« C’était très important, non seulement pour moi mais aussi pour tous les designers noirs du monde entier qui ont été exclus des prix. J’espère que cela… permettra de célébrer de plus en plus de designers noirs », a-t-il conclu.

 

Des réalisations internationales

Né le 22 septembre 1966, à Dar Es Salam en Tanzanie où son père était diplomate, David Adjaye est  diplômé du Royal College of Art. La même année, il gagne la médaille d’argent du Royal Institute of British Architects (RIBA). Après un passage dans les cabinets de deux architectes de renom, David Chipperfield et d’Eduardo Souto de Moura, il ouvre sa propre agence d’architecture en 1994, Adjaye Architects.

 

 

De réputation internationale, ses réalisations traversent les continents : le Wall Street Tower à Manhattan (New-York), la bibliothèque et centre communautaire Idea Store à Whitechapel  (Londres) dont il obtient une nomination au prix Stirling  – le concours d’architecture organisé par la RIBA récompensant le meilleur édifice architectural de l’année , doté d’un prix de 20000 livres – ; le Nobel Peace Centre à Oslo (2005), le Museum of Contemporary Art à Denver (2007) et la Moscow School of Management (2010).

Ses premiers projets de conceptions sont des établissements de vente au détail, des restaurants, des studios et des résidences privées. C’est ensuite que son travail s’étend à des bâtiments publics de grande envergure, surtout lorsqu’il remporte sa commande la plus prestigieuse à ce jour en 2009, lorsqu’il est choisi parmi un groupe d’architectes respectés pour concevoir le nouveau siège du Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines de la Smithsonian Institution (2016), à Washington, D.C. . Le fait qu’Adjaye ait été sélectionné pour travailler sur des projets aussi importants à un âge relativement jeune était inhabituel dans le monde de l’architecture. En 2009, touché par la récession économique mondiale, il  est obligé de restructurer son cabinet, et ses dettes, pour mieux rebondir.

 

Un périple en Afrique

Entre plusieurs projets de conception, Adjaye a trouvé le temps, pendant plus d’une décennie (1999-2010), de se rendre dans la capitale de chaque pays africain pour photographier des villes. Ses images ont été publiées sous la forme d’un ensemble de sept volumes, Adjaye Africa Architecture : A Photographic Survey of Metropolitan Architecture (2011 ; également publié sous le titre African Metropolitan Architecture). Il est également l’auteur ou le coauteur de plusieurs autres publications, dont David Adjaye : Houses : Recycling, Reconfiguring, Rebuilding (2005), David Adjaye : Making Public Buildings : Specificity, Customization, Imbrication (2006).

 

 

Written by La Rédaction


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.