La NASA baptise son siège Mary Jackson, du nom de sa première ingénieure afro-américaine

Le siège de la NASA à Whashington prend le nom de Mary Jackson

La Rédaction

 

L’administrateur de l’agence spatiale américaine a annoncé mercredi 25 juin que le siège de la NASA à Washington  allait être rebaptisé du nom de sa première ingénieure afro-américaine, Mary Jackson, incarnée par Janelle Monáe dans les « Figures de l’ombre ».

 

Face à la pression de la rue et des réseaux sociaux, dans un contexte de manifestations historiques, les entreprises et institutions américaines se sont plongées dans une vaste introspection sur la place faite à la population afro-américaine dans la société et le racisme systémique qui la frappe et perpétue les inégalités.

L’an dernier, la NASA avait déjà rebaptisé la rue desservant son siège « Hidden Figures Way » (Passage des Figures de l’ombre) en l’honneur de trois mathématiciennes noires (Mary Jackson, Katherine Johnson, Dorothy Vaughan) dont le travail, documenté dans le film « Les Figures de l’ombre », s’est avéré précieux dans la conquête spatiale américaine.

« Mary W. Jackson a fait partie d’un groupe de femmes très importantes, qui ont aidé la NASA à envoyer des astronautes américains dans l’espace avec succès », a dit Jim Bridenstine dans un communiqué.

En 1958, Mary Jackson était devenue la première ingénieure aéronautique noire de l’agence spatiale. Elle est l’auteure de nombreuses études, notamment sur les vols supersoniques.

Le patron de l’agence spatiale s’est engagé à continuer à souligner les efforts de femmes, d’Afro-Américains et de personnes de tous horizons « qui ont permis à la NASA d’écrire une histoire d’explorations réussies ».

 

 
 

Un parcours exemplaire

Mary Jackson née Mary Winston naît le en Virginie, et est morte le dans sa ville natale de Hampton. Après des études secondaires à la Phenix High School où elle est remarquée, elle intègre l’université de Hampton et obtient une licence en mathématiques et sciences physiques en 1942. Elle devient l’une des membres de Alpha Kappa Alpha, la première sororité – terme féminin pour désigner fraternité – afro-américaines.

Après des postes de professeure de mathématiques dans une école noire au Maryland, de réceptionniste, de bibliothécaire, de secrétaire pour l’armée, elle entre, en 1951 dans la section informatique du centre de recherche Langley où elle travaille dans un groupe de calculatrices -entièrement composé de mathématiciennes afro-américaines – dirigé par Dorothy Vaughan, l’une des figures de l’ombre.

Elle suit ensuite une formation spéciale pour devenir ingénieure et des cours du soir de mathématiques et de physique pour lesquels elle a du demander une autorisation spéciale à la ville de Hampton car ces cours dispensés au lycée d’Hampton, étaient réservés aux blancs. En 1958, elle intègre la NASA et devient ainsi la première femme noire ingénieure de l’agence spatiale. Elle y travaillera en tant que manager responsable du programme pour les femmes auprès du bureau d’égalité des chances de la NASA. Elle y restera jusqu’à sa retraite en 1985.

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