Kourtrajmé, le collectif de Ladj Ly, réalisateur des « Misérables », lance un appel à candidatures

Par Lise-Marie Ranner-Luxin

 

Ladj Ly rêvait depuis vingt ans d’ouvrir une école de cinéma à Clichy Montfermeil, dans le quartier où il a grandi et débuté en filmant les violences urbaines de 2005. Kourtrajmé entièrement gratuite fondée en 2018 permet à ceux qui n’en ont pas les moyens d’intégrer le milieu du cinéma. L’école va plus loin en lançant à la rentrée une formation pour apprentis comédiens.

 

Un appel à candidature sur le site de l’école

L’appel à candidature a été lancée mercredi 1er juillet sur le site de l’école (candidatures à déposer avant le 30 juillet 2020) afin de dénicher 20 futurs talents, qui seront ensuite répartis en deux groupes, formés pendant un an avant de jouer dans les cinq court-métrages réalisés à la fin de l’année par les étudiants.

 

L’école n’exige aucune condition de diplôme

« Pour ce qui est de l’équipe technique, des gens qui font le cinéma aujourd’hui, il y a un gros manque de diversité, et c’est pour ça qu’a été créée l’école Kourtrajmé ». Selon Ladj Ly, les trois quarts des élèves ont envie de faire du cinéma mais ne sont pas assez entourés. « Ils n’ont pas les codes, ils ont du mal à structurer leurs histoires », souligne le réalisateur des Misérables. Avec son école, Ladj Ly veut donner à ceux qui en ont envie de faire du cinéma ce « petit manque ». « Donc, nous, on va leur donner ces clés, après ce sera à eux de faire », ajoute-t-il. Kourtrajmé a ouvert une nouvelle école au mois de juin à Marseille après avoir lancé en janvier une nouvelle formation à l’art, pilotée par JR. Le collectif réunit également les réalisateurs Romain Gavras et Kim Chapiron

 

Ludivine Sagnier va s’occuper de la section Comédiens

Dans un communiqué de presse, l’actrice qui est très proche du collectif a déclaré : « Notre objectif est de cultiver une nouvelle génération d’acteurs qui viennent d’endroits où les gens ne sont pas suffisamment ou mal représentés dans les médias, dans la culture, alors qu’ils sont la sève du pays ».

Written by Lise-Marie Ranner Luxin