#BrutalitésPolicières. La France propose 145000 € à la famille de Lamine Dieng, mort en 2007 dans un fourgon de police.

Lamine Dieng, un Franco-Sénégalais est mort en 2007, par étouffement,suite à une arrestation

La Rédaction

 

Selon une dépêche AFP reprise par Le Monde, l’Etat français devrait indemniser la famille de Lamine Dieng, 25 ans, mort par étouffement dans un fourgon de police en 2007, à hauteur de 145000 €, pour solder l’affaire que cette dernière avait introduite auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en 2017, après avoir été déboutée par la justice française. Cet accord, conclu le 14 mai, met fin à 13 longues années de procédure.

 

Rappel des faits

« Dans la nuit du 17 juin 2007, trois policiers se sont rendus rue de la Bidassoa, dans le XXe arrondissement de Paris, à la suite d’un appel téléphonique signalant une altercation dans un hôtel. D’après leurs témoignages, c’est là qu’ils ont retrouvé Lamine Dieng pieds nus, allongé sous une voiture.

Selon eux, il était très agité et a commencé à s’extraire de sa position. Les policiers ont décidé de l’immobiliser, mais il a résisté et les a bousculés tous les trois. Ils ont alors appelé des renforts. Deux autres policiers sont arrivés quelques minutes plus tard, suivis d’un capitaine et d’un lieutenant. Lamine Dieng a été immobilisé par cinq policiers, face contre terre, les mains menottées dans le dos (le bras droit passé par-dessus son épaule) et les pieds entravés par une sangle. Il a ensuite été transporté dans un car de police, où on l’a placé dans la même position.

Le capitaine de police s’est alors rendu compte que Lamine Dieng ne bougeait plus. Arrivés sur place, les pompiers et le SAMU ont tenté en vain de le ranimer.

La famille de Lamine Dieng n’a été informée de sa mort que 36 heures plus tard », rapportait le site Urgence Notre Police assassine, le 26 juin 2012.

 

Manifestation de la famille Dieng en 2014

 

Fin d’un déni de justice

« Nous avons vécu treize années de combat contre le déni de justice, face à une institution qui nous a systématiquement refusé un procès pour les responsables de la mort de notre fils, frère, oncle. », déclare la famille Dieng dans un communiqué.

La CEDH, saisie en 2017, déclare dans son communiqué de presse : « La cour a reçu la déclaration de règlement amiable en vertu de laquelle les requérants acceptaient de renoncer à toute autre prétention à l’encontre de la France à propos des faits à l’origine de cette requête, le gouvernement s’étant engagé à leur verser la somme » de 145 000 euros. « La cour prend acte de l’accord intervenu entre les parties. Elle considère que cet accord repose sur le respect des droits de l’homme garantis par la Convention [européenne des droits de l’homme] et ses protocoles et ne voit pas de raison qui exigerait qu’elle poursuive l’examen de la requête concernée ».

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