11 Septembre : Spike Lee ne croit pas « aux explications officielles » et s’interroge sur la théorie du complot

Le cinéaste américain avoue s’interroger sur la théorie du complot sur le 11 septembre

Spike Lee

La Rédaction.

 

« Les gens penseront ce qu’ils veulent, quoi qu’il arrive. On m’a traité de raciste pour ‘Do the Right Thing’, d’antisémite lors de la sortie de ‘Mo’ Better Blues’…Et vous savez quoi ? Je suis toujours là, à l’aube de quatre décennies de cinéma. » Spike Lee met encore les pieds dans le plat. En tournée de promotion pour son documentaire « New York Epicenters: 9/11-2021½ », le célèbre cinéaste afro-américain dit  « se poser des questions » sur les théories officielles et des complotistes sur le 11 septembre 2001, le jour où l’Amérique a tremblé. Dans un entretien accordé au New York Times, Spike Lee revient sur l’événement et explique pourquoi il a accordé des entretiens aux adeptes du complot sur le 11 septembre dans sa série documentaire.

 

 

Un adepte du franc-parler

On le sait, la tête de file des réalisateurs afro-américains n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Adepte des déclarations tonitruantes, le cinéaste controversé a encore frappé, en laissant tomber des déclarations explosives sur les théories du complot sur le 11 septembre alors pendant la tournée de promotion de sa nouvelle série documentaire HBO, New York Epicenters: 9/11-2021½.

Le récent Président du jury de Cannes et réalisateur de Do the Right Thing et Malcolm X, a admis qu’il ne croyait pas aux « explications officielles » des attentats terroristes qui ont dévasté le monde le 11 septembre 2001, lors d’un entretien avec le New York Times lundi.

En compléments des intervenants habituels – le maire Bill de Blasio, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, les travailleurs en première ligne lors de l’événement- la nouvelle série documentaire en quatre épisodes du cinéaste oscarisé présente également des théoriciens de la conspiration qui continuent de dire que le kérosène ne peut pas faire fondre des poutres métalliques.

On m’a traité de raciste pour « Do the Right Thing… »

Un point de vue que partage Spile Lee en expliquant : « La quantité de chaleur et la température pour faire fondre l’acier, n’a pas été atteintes », continue-t-il. « Et quand on juxtapose l’effondrement du bâtiment 7 et d’autres effondrements de bâtiments qui ont subi des démolitions, c’est comme si vous regardiez la même chose. »

«Mais les gens vont se faire leur propre opinion. Mon approche est de mettre l’information dans le film et de laisser les gens décider par eux-mêmes. Je respecte l’intelligence du public », explique-t-il face aux critiques.

« Les gens penseront ce qu’ils veulent, quoi qu’il arrive. On m’a traité de raciste pour « Do the Right Thing ». On m’a traité d’antisémite lors de la sortie de ‘Mo’ Better Blues’ ; pour ‘She’s Gotta Have It’, j’étais misogyne. Les gens vont juste penser ce qu’ils pensent. Et vous savez quoi ? Je suis toujours là, à l’aube de quatre décennies de cinéma. »

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