« Sankara n’est pas mort » de Lucie Viver, en E-Cinema depuis le Burkina Faso

Par Lise-Marie Ranner-Luxin

 

Au Burkina Faso, après l’insurrection populaire d’octobre 2014, Bikontine, un jeune poète, décide de partir à la rencontre de ses concitoyens le long de l’unique voie ferrée du pays. A voir en e-cinéma.

 

Un héritage politique toujours vivace

Du Sud au Nord, de villes en villages, d’espoirs en désillusions, Bikontine met à l’épreuve son rôle de poète face aux réalités d’une société en pleine transformation et révèle en chemin l’héritage politique toujours vivace d’un ancien président : Thomas Sankara. Il n’a pas connu Sankara et les batailles d’un commandement révolutionnaire, jusqu’ à l’affirmation d’une identité nationale. Non, Bikontine est un jeune burkinabè comme les autres : il ne sait pas s’il faut croire, partir, rester. Mais Bikontine est aussi un poète qui va devoir se rendre jusqu’en des territoires inconnus, descendre du train et poursuivre le chemin de la voie ferrée, là où le train ne passe plus depuis des années. On pourrait croire que Bikontine est un personnage de fiction, non Bikontine existe, il est réellement un poète burkinabé à qui Lucie Viver a confié le premier rôle de son film.

 

 

A propos de la réalisatrice

Après des études d’histoire et de philosophie, Lucie Viver travaille comme assistante de réalisation. Elle a notamment collaboré aux films d’Otar Iosseliani, de Mati Diop et de Rabah Ameur-Zaïmèche. En 2013, elle est sélectionnée pour suivre l’Atelier Scénario de La Fémis. Depuis, elle développe plusieurs projets de documentaires et fictions. Sankara n’est pas mort est son premier film.

 

“Sankara n’est pas mort” – Lucie Viver (France) – 1h49

 

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