#France. « Métamorphoses », regards croisés d’Afrique, à Saint-Savin

La rédaction

 

A l’occasion de l’exposition « Métamorphoses », la galerie ER située à Saint-Savin, met à l’honneur le travail de trois jeunes artistes émergents africains du 10 juillet au 23 août 2020 : Evans Mbugua du Kenya, Moustapha Baidi Oumarou du Cameroun et Saïdou Dicko du Burkina Faso. La galerie d’Art Emmanuelle Rousse, travaille sur les thématiques de l’identité et du lien, ses artistes se réunissent autour de la figure humaine et s’interrogent sur l’identité individuelle ou collective dans notre société.

 

 EVANS MBUGUA (KENYA)

Evans Mbugua peint, photographie, filme l’espoir, la joie, la joie de vivre, l’amour, le plaisir, le partage. Peu importe l’outil de création qu’il choisit pour s’exprimer, l’humain reste au centre de sa démarche artistique. Il met en scène sa vie, celle de ses amis, d’inconnus et de moins inconnus. Ainsi la diversité nourrit sa curiosité envers le monde. Il porte un regard sur nos identités et leur face cachée. Evans Mbugua privilégie le portrait pour célébrer ses personnages, et utilise le verre et le plexiglas pour sublimer ses sujets par la brillance et les reflets, tout en soulignant la fragilité humaine. Présents dans ses œuvres, les pictogrammes représentent notre environnement qui façonne, rythme notre vie et qui devient son terrain de jeu.

 

 MOUSTAPHA BAIDI OUMAROU (CAMEROUN)

A seulement 23 ans, les œuvres de Moustapha Baidi Oumarou sont exposées dans plusieurs grandes villes d’Europe et d’Afrique. En 2019, il remporte un vif succès au salon AKAA à Paris, où il expose pour la première fois. Son œuvre s’attache à promouvoir l’humain. Seules, en couple…, les figures (issues d’une nouvelle génération), aux vêtements stylés et colorés de Baidi Oumarou, s’imposent au centre de la toile. Ses personnages sont, la plupart du temps, immergés dans une végétation luxuriante, dont le traitement est épuré et ombré. Des fleurs papillonnent autour des corps et très souvent sur l’ensemble des visages, ne laissant jamais (ou presque) percevoir leur identité.

Avec beaucoup de poésie, l’artiste organise des rencontres insolites et inattendues entre l’homme et la flore et nous indique de nouvelles voies de réflexion : celles des métamorphoses incessantes de la nature, de la vie… Un monde où chacun a sa place, où l’onirisme, présent dans chaque chose, rend tout possible.

 

SAÏDOU DICKO (Burkina Fasso)

A la fois peintre, photographe, vidéaste et réalisant des installations, l’œuvre de Saïdou Dicko est centrée sur l’individu, l’enfance, l’égalité, la liberté. Après quelques mois de pratique photographique seulement, il obtient en 2006, un premier prix à la biennale de Dakar. Depuis, il est en pleine ascension dans les villes les plus influentes, dans le domaine de l’art. La galerie ER l’expose pour la première fois cette année.

 Pour en savoir plus : www.emmanuellerousse.com

Galerie Emmanuelle Rousse : 8, place de la Libération 86310 Saint-Savin

Written by La Rédaction


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